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dimanche 17 mai 2015

Marion, 13 ans pour toujours



Parce que j'ai un neveu de 14 ans et une nièce de 11 ans, parce que le monde dans lequel on vit fait franchement peur, j'ai eu envie de découvrir le drame qu'avait subi la famille de la jeune et jolie Marion mais aussi ce qui l'avait amené à un geste aussi désespéré. J'ai subi il y a des siècles, pendant mes années collège et lycée des brimades, des petites phrases assassines, les moqueries de petits cons qui se sentent importants en rabaissant sans remords les "faibles" qui les entourent. Je pense que je ne suis pas la seule à savoir ce qu'a pu ressentir Marion et j'ai comme la sensation que c'est de pire en pire dans la société actuelle! De plus en plus jeunes, les enfants martyrisent d'autres enfants,.. Sans que personne ne veuille les voir... Sans que personne ne pense à intervenir...

La maman de Marion a décidé de prendre la plume, de témoigner pour secouer, interpeller. Nous, les politiques ou encore les jeunes qui subissent ou font subir... Son message est fort... Et sincère. Mais surtout il fait froid dans le dos. Qu'autant de personnes aient pu faire l'autruche, aient pu tourner le dos à la détresse d'une famille endeuillée. Qu'une adolescente ait dû faire face à cet acharnement, à d'autres adolescents aussi pervers, cela donne envie de monter au combat. Nora Fraisse d'ailleurs propose des solutions concrètes pour changer les choses, pour lutter contre le harcèlement scolaire. Elle s'adresse à sa fille, à ceux qui l'ont conduit à ce geste, à ceux qui ont fait l'autruche et à ceux qui pourraient changer cette situation dramatique! 

Ce livre nous appelle à la vigilance, à la prise de conscience, à la lutte. J'estime que ce livre devrait être mis dans les mains de tous les enfants en âge de comprendre, de tous les parents de harcelés comme de harceleurs, à toute personne du corps enseignant. Pour faire du monde de demain, un monde moins cruel et moins traumatisant. Pour alerter, prévenir et pourquoi pas guérir.

Patrick Bruel avait déjà fait passer le message il y a quelques mois avec un texte et un clip bouleversants qui disaient si bien ces Maux d'enfants...


Aux armes donc parents, éducateurs et citoyens... Il est temps de donner un avenir plus serein à nos enfants!

mardi 21 avril 2015

Acquittée d'Alexandra Lange

Suite à la diffusion du téléfilm "L'emprise" dont beaucoup de mes contacts FB et Twitter n'avaient dit que du bien (et que moi, j'avais "malencontreusement" raté #actemanqué ), j'ai décidé de lire le livre dont il était tiré. Une histoire vraie, l'autobiographie d'une femme qui a tué son mari après de longues années de violences. Mon histoire personnelle aurait voulu que j'ai une profonde empathie pour cette Alexandra. Mais mon histoire personnelle n'a pas réussi à faire la part des choses...

Cette femme qui s'est faite battre et insulter pendant toutes ces années, ce choix qu'elle a fait de se taire et de subir, je le respecte. Même si j'ai du mal à le comprendre... Mais ce qu'elle a imposé à non pas un ni 2 mais à 4 enfants (sans compter le fils d'un premier lit de son mari), cela me met hors de moi. Probablement parce que je peux me mettre à leur place, parce que je sais le traumatisme que c'est d'entendre hurler, de voir des objets voler, de prendre des coups et de ne pas être protégé comme devrait l'être tout enfant.. Comment peut-on laisser passer 10 années de violences contre des enfants, contre ses enfants?

J'ai éprouvé beaucoup de colère et d'incompréhension vis à vis de cette victime devenue pour moi complice. J'ai essayé de garder la distance et le recul nécessaires pour ne pas céder au jugement facile mais mon coeur et mes blessures m'en ont empêché et se sont douloureusement réveillés. Là où elle essaie de se justifier (pour obtenir quoi? indulgence? pardon?) j'ai trouvé qu'elle s'enfonçait d'avantage. Les détails des coups et des sévices portés sur ses enfants et les excuses qui les accompagnaient l'ont desservi et ont annihilé toute l'empathie que j'aurai dû avoir à l égard de cette mère qui a réussi à sauver sa peau au prix de la vie de son bourreau!



mardi 30 décembre 2014

Le cercle des femmes de Sophie Brocas

Pour la seconde fois, j ai eu le plaisir de pouvoir choisir et recevoir un livre parmi une quinzaine de romans grâce à  PriceMinister dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire 2014. La première fois, j avais fait un mauvais choix mais cette fois je ne regrette pas de m'être laissée tenter par Le Cercle des femmes. Et le titre et le thème m'ont d'emblée séduits, les secrets de famille et la psycho-généalogie étant des sujets qui m'intéressent beaucoup.

La couverture sépia laisse espérer une plongée dans un passé lointain. Et en effet, nous débarquons dans une famille qui s'étale sur 4 générations dont la doyenne vient de mourir. Après ses obsèques, les 3 autres se réunissent dans la maison familiale et se livrent à un tri des affaires de leur aïeule. Jusque là, rien de bien extraordinaire jusqu'au moment où l'une d'entre elle tombe par hasard sur de vieilles lettres qui vont ouvrir une brèche et révéler une série de secrets de famille.

Même si l'intrigue peine un peu à s'installer, ce premier roman de Sophie Brocas se lit très rapidement. Les différents chapitres correspondent à chacun des protagonistes. Ainsi l'arrière grand-mère, sa meilleure amie, la grand-mère, la mère et la fille sans oublier l'arrière grand-père dévoilent petit à petit les morceaux du puzzle. Un puzzle dont certains morceaux manquaient à l'inconscient de chacune des générations. La lumière va donc se faire sur le passé et son impact sur le présent.

Sophie Brocas a une écriture plutôt agréable et fluide. Les personnages ne sont pas étoffés mais en fin de compte, ce qui est important, c'est ce qu'ils portent sur leurs épaules. Malgré eux... J'ai trouvé cette histoire très juste et vraiment crédible. Je sais à quel point les secrets de famille influencent les choix et l'évolution des futures générations. On a au fond de soi cette sensation, cette impression qu'il y a une explication aux cercles vicieux qui ne cessent de tourner et retourner et pourtant, cette explication n'apparaît nulle part et laisse sans réponse et démuni. Sous prétexte de protéger, les dégâts sont impitoyables et surtout implacables!

J'ai particulièrement aimé le dénouement, les mots glissés par Sophie Brocas résonnent avec une étonnante justesse à mon esprit. J'ai lu diverses critiques de personnes n'ayant pas aimé ce roman, le jugeant complètement incohérent. Certes, il y a quelques incohérences dans l'histoire familiale mais le fond, lui, est solide. Mais je pense que les personnes qui ne sont pas concernées ou intéressées par le sujet passeront totalement à côté de la profondeur du message délivré. Et c'est bien dommage! Quant à moi, je recommande ce roman que j'ai dévoré :)


lundi 6 octobre 2014

Revenir de Richard Plourde

Depuis que ma liseuse fait partie de ma vie, en plus de dévorer un maximum de livres, j'ai enfin pu lire les e-books qui stagnaient dans mon pc. Parmi eux, Revenir de Richard Plourde. En plus d'être écrit par un canadien, sa trame me rendait curieuse. Qu'allait pouvoir me livrer ce fameux John Fisher?

De prime abord, une quête. Un retour sur soi, à ses racines. Et çà , çà me parle franchement. Quand il est acculé par son boss, John Fisher n'a d'autres choix que de prendre un congé sabbatique pour retrouver celui qu'il était avant la maladie qui l'a touché. Depuis cette leucémie, il porte une carapace qui fait de lui un insensible d'une froideur déroutante. C'est ainsi que commence le roman. Par le portrait d'un personnage qu'on juge d'emblée antipathique. Alors pourquoi passer tout un roman à ses côtés?

Parce que "Revenir" est synonyme de promesses... Alors il revient. Vers cette région qu'il a fui et qu'il doit aujourd'hui affronter. Et surtout vers l'essentiel. Ce livre n'est absolument pas une ode à la psychologie, il est plutôt parsemé d'aventures. L'entreprise d'un road trip qui ressemble fort à une thérapie va révéler de nombreux secrets sur le passé de notre "héros". 

Revenir est un roman étonnant. Parce qu'il arrive à tenir le lecteur malgré le peu de sympathie qu'il a à l'égard de John. Ses petits cailloux déposés, son écriture nous pousse à nous accrocher et à creuser avec lui sur la complexité qui a fait de Fisher cet homme dur et méprisant. Le roman se dévore, il est ponctué de savoureuses expressions québécoises qui m'ont littéralement régalé et il est très bien écrit. Il regroupe tous les ingrédients qui rendent une lecture plaisante: de la romance, des rebondissements, des personnes bien construits et attachants et une fin (même si  pressentie plusieurs chapitres précédents) qui fait du bien. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur et ce second roman m'a donné l'envie d'en lire davantage. Particulièrement le conte Le Koï et la grenouille qui est évoqué à plusieurs reprises dans Revenir.


dimanche 24 novembre 2013

Rome en un jour de Maria Pourchet

 
 
Quand il y a quelques mois j'ai entendu parler des Matchs de la rentrée littéraire 2013 organisés par Price Minister , j'ai immédiatement sauté sur l'occasion de découvrir et, je l'espérais, de dévorer un nouveau roman. Faire un choix parmi pléthore de livres proposés n'a pas été chose facile, pourtant la simple évocation de Rome a suffi à éveiller ma curiosité.
 
Me voilà donc plongée dans le second roman de Maria Pourchet. Une plongée en eaux troubles à vrai dire. L'éditeur nous promet du rire à chaque page et pourtant je n'ai pas esquissé l'ombre d'un sourire. J'ai donc à priori été totalement hermétique à l'humour de l'auteur. Premier drame...
 
Le roman traite d'un anniversaire surprise qui ne va pas se passer comme l'espéraient et l'organisatrice et la poignée d'invités. Invités qui attendent un chapitre sur 2, qui s'ennuient, médisent, imaginent ou encore cherchent à attirer sur eux regards et attentions. Des invités tellement caricaturaux qu'ils m'ont perdu en chemin. En effet, pas un ne parvint à éveiller la moindre sympathie... Ils sont aigris, timides, égocentriques et l'auteure s'enlise souvent dans des détails dénués d'intérêt. J'en arrive donc à mon second drame puisqu'un chapitre sur 2, mine de rien, çà vous gâche la moitié d'un livre :)
 
J'aspirais donc à ce que la seconde moitié, consacrée au couple qui s'effrite, fasse un pied de nez à ce petit fiasco mais malheureusement, cela fût loin d'être le cas. Maria Pourchet s'attarde sur un couple de 10 ans d'âge qui choisit cette soirée un peu spéciale pour régler de profonds différents d'une manière quelque peu grinçante. Il y a pour moi beaucoup de superflu (chez les invités comme chez le couple), une succession de descriptions qui n'apporte absolument rien à l'intrigue. D'ailleurs, pour être honnête, d'intrigue il n'y a pas. C'est assez creux à tendance terne. Ils s'affrontent à coups de remarques acerbes et de gruyère râpé mais n'ayant pas pu au préalable nous attacher à Paul et Marguerite, il est difficile d'avoir de l'empathie à leur égard et on a presqu'envie de les laisser se dépatouiller avec leurs soucis conjugaux.
 
Ajouté à ce chapelet de drames, une écriture qui ne m'a pas semblé à la portée de tous, encombrée d'un style un peu enrobé et qui n'aide pas à se captiver pour l'histoire qui semble ne jamais devoir démarrer.
 
La conclusion aurait pu sauver ce "Rome en un jour" si elle avait été décapante, surprenante ou un minimum originale. Mais au lieu de cela, elle semble bâclée et tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. On sort de cette lecture un peu désappointé, cherchant un sens à ce naufrage...
 
Je suis allée jusqu'au bout du roman parce que ma conscience "professionnelle" m'y a contrainte mais si ce livre était tombé par hasard entre mes mains, je l'aurai, sans nulle hésitation et sans un soupçon de remords, abandonné en cours de route (ce qui m'arrive rarement).
 
De Rome, il n'y a donc qu'une furtive évocation, une escapade rapidement survolée. Déception donc pour moi qui m'attendais à voyager un tantinet. Le livre ne tient pas les promesses que son titre et la quatrième de couverture nous murmuraient... Je lirai malgré tout le premier roman de cette auteure lorraine qui avait reçu une salve de compliments et de jolies critiques lors de sa sortie.
 
Note: 5/20
 

mercredi 21 août 2013

Les arcanes du chaos de Maxime Chattam

Après la Théorie de Gaïa qui m'avait terrifié, j'ai décidé de franchir un nouveau cap et de m'attaquer à mon second Maxime Chattam. Une fois encore, j'ai fait confiance au hasard et me suis plongée dans les Arcanes du chaos.

Et finalement même sans zombies et île mystérieuse, celui là fait encore plus frissonner. Parce qu'il appuie sur des vérités, parce qu'il soulève des questions et parce qu'il remet en cause de profondes certitudes. Cette mise en lumière de coïncidences qui sont loin d'en être amène à s'interroger sur tout ce sur quoi notre monde est bâti, sur tous les secrets qu'il recèle. Je ne sais pas où Chattam a été cherché tout cela, ce qui l'a amené à soulever de telles questions mais c est habile, extrêmement documenté et surtout cela donne vraiment à réfléchir.

Au départ, on nous présente Yaël une jeune femme sans histoire, une jeune femme à la vie plutôt quelconque. Une jeune femme qui va voir cette vie totalement bouleversée et se transformer en un véritable cauchemar vivant. On pense de prime abord tomber une fois encore sur de la science fiction pure, des petits esprits qui habitent les miroirs mais on est bien loin du compte au final. C'est beaucoup plus profond, beaucoup plus traitre, beaucoup plus surprenant. Et cela rend inévitablement parano!

Ce qui est bien joué parce que le fictif nous plonge dans notre réalité, dans un quotidien qu'on a tendance à relativiser. Et pour être honnête, même si cette lecture m'a secoué, a pointé le doigt sur des suppositions qu'on a tendance à  recouvrir de petits mouchoirs afin de se faciliter la vie, et bien je crois qu'elle n a pas suffi à me donner l'envie de sortir de ce système qui reste un confort auquel on a du mal à renoncer. Je revendique donc ma faiblesse d'esprit et ma lâcheté :/

Quoiqu'il en soit, ce livre (et les questionnements qui en découlent) se lit d'une traite. On n'a qu'une hâte: en connaître le dénouement dont on ne s'attend pas un instant. Yaël et Thomas vont nous attacher à leurs destins et nous emporter dans cette course poursuite contre la montre et contre la mort. C est finement joué! Bravo Monsieur Chattam pour ce message et cette angoisse qui se trouve là où on ne l'attend pas!

mardi 20 août 2013

Un sentiment plus fort que la peur - Marc Lévy



Marc Levy, à l instar de son confrère Guillaume Musso, fait partie des auteurs que j'aime lire chaque année. Un petit rendez vous rituel, qui file souvent à la vitesse du vent, quelques heures de détente jusqu'à l'année suivante. C'est ce qui me plait chez ces auteurs, la faculté à nous faire déconnecter, à ne pas trop user nos neurones déjà bien mis à mal par des lectures sérieuses et profondes et à nous plonger dans des univers chaque fois à des années lumières du nôtre. C'est le cas, une fois encore, de ce dernier roman.
 
Nous voici cette fois en plein cœur du Mont Blanc, dans une atmosphère glaciale forcément, sur les traces d'une jeune femme en quête de vérité, sur fond de secrets de famille et de complots politiques. Loin des histoires d'amour basiques qu'on prête à Marc Lévy. Le plus de cette intrigue c est que l'on y retrouve un familier, le héros de Et si c était à refaire, son précédent ouvrage. Même si l'Andrew Stilman d'Un sentiment plus fort que la peur semble plus sarcastique, un brin plus aigri et blasé que celui qu'on connaissait (mais quand on a lu son histoire, on le comprend forcément mieux!). C est un plaisir de suivre un personnage récurrent, d'avoir une continuité et d'arriver en terre pas totalement inconnue.
 
Ce pavé qui pourrait effrayer se dévore littéralement. Un style fluide, sans superflu, une cohérence, un fil conducteur qui allie suspens et émotion. Marc Lévy sait y faire. Sans chercher à s'approprier une signature qui nous tromperait, il nous livre ce qu'on attend de lui, sans étonner certes mais sans décevoir non plus. On entre dans ce roman avec des certitudes, avec des espoirs, avec des envies. Parce qu'on sait que le challenge sera relevé, que la boucle sera bouclée et qu'il tiendra ses promesses!
 
Pour les fans du genre, le dernier Lévy est fidèle à la bibliographie de l'auteur. Tous les ingrédients sont là pour faire de ce thriller un joli moment de détente et d'évasion!
 

 


mardi 13 août 2013

L'imposture - Anne Gallet et Isabelle Flaten

Le concept de base m'a tout de suite interpelé. Une femme croise un inconnu dans un train, un inconnu qui laisse échapper une carte de visite qui contient son adresse mail. S'ensuit un échange de courriels sur de longs mois, des mails séducteurs, amusés, agacés ou passionnés.
 
Tour à tour, on s'amuse, on s'agace, on s'étonne de voir les cœurs s'enflammer, de voir les échanges devenir plus intimes, plus profonds, de voir les esprits s'échauffer...On se prend à rêver d'un dénouement romantique qui resterait dans la veine romanesque de ces échanges virtuels.
 
Delphine et Florentin vivent à des kilomètres l'un de l'autre. Cet espace qu'ils vont se créer leur permet probablement d'être plus libres, de se livrer différemment. Les angoisses inhérentes à l'histoire de chacun créent quelques quiproquos et quelques échanges virulents. Par moments, cela traine un peu en longueur mais on ne peut s'empêcher d'espérer, d'être touché par cette histoire insolite.
 
Les barrières levées par la distance et par les paramètres donnent lieu à une impudeur, à une mise à nu qui pousse à des révélations et à une correspondance relevée et piquante!
 
Je pense qu'à travers ce livre, est évoqué ce monde virtuel dans lequel on est tous plongés aujourd'hui. Ce qui se cache derrière un écran, cette audace qui voit le jour, ce sentiment de pouvoir se livrer autrement. Mais aussi l'imaginaire qui construit un Autre idéalisé, façonné par notre esprit et qui nous expose à bien des désillusions.
 
La fin de ces échanges épistolaires est inattendue et déroutante. Même si je reconnais que c'est audacieux, je dois avouer que cela m'a un peu déçu. Mon côte fleur bleue probablement. Ce qui aurait rendu ce livre plus passe partout et moins marquant. Pour son originalité, n hésitez pas à vous plonger dans cette histoire éloignée des conventions!
 
 

lundi 12 août 2013

Les débutantes de Courtney Sullivan

Voici un roman parfait en cette période estivale. Un roman de filles çà c est plus qu'évident. Un roman qui passe vite, qui défile, un roman frais et sympathique (avec sa part sombre) même s'il ne s'agit pas de la grande littérature que certains réclament à corps et à cris.
 
4 jeunes filles débarquent sur un campus 100% réservé à la gente féminine. 4 jeunes filles que tout oppose, dont les histoires sont totalement différentes mais qui pourtant vont se retrouver dans des chambres mitoyennes dans la résidence universitaire et devenir inséparables. Le livre raconte leur rencontre et tous les évènements qui ont jalonné leur amitié. Sur fond de combat féministe, d'organisation de mariage et de coming out à assumer, ce roman est bien construit puisqu'il donne la parole tour à tour à chacune des 4 filles. On passe donc d'un ton, d'un caractère et d'un personnage à l'autre alternativement. Malgré tout, il y a une cohérence et un fil conducteur qui nous évite de nous perdre en route.
 
La vie va leur réserver quelques surprises pas toujours bonnes, va leur donner quelques leçons et va même mettre à l'épreuve cette amitié profonde. D'apparence léger, ce roman évoque pourtant des thèmes relativement lourds qui donnent lieu à quelques passages émouvants (sachant que je suis une hypersensible de base, imaginez le nombre de mouchoirs que j'ai du utiliser!).
 
 Inévitablement, les personnalités de chacun font qu'on a tendance à s'identifier un peu plus à l'un ou l'autre des personnages ce qui induit une préférence pour les passages dont la narratrice est celle de laquelle on se rapproche le plus même si chacune présente malgré tout un intérêt, l'intrigue les liant les unes aux autres où qu'elles se trouvent.
 
Un roman frais et parsemé de touches d'humour qui permet de passer un bon moment de détente!
 
 

dimanche 11 août 2013

Le jeu de l'ange de Carlos Ruiz Zafon

Après Marina, j'ai voulu tenter un autre des romans de Carlos Ruiz Zafon. Bien évidemment comme à mon habitude, j'ai commencé par une lecture qui était une suite de. Enfin sans trop vraiment de conséquences puisque j'ai pu parfaitement comprendre l'intrigue. Lire l'ombre du vent m'aurait peut être éclairé sur différents détails mais sans être pour autant indispensable.
 
Autant je m'étais plongée avec délice dans Marina, je n'en étais ressortie qu'en presque fin, autant celui là m'a semblé plus rébarbatif. L'écriture est toujours aussi subtile mais l'intrigue et les personnages ne m'ont pas happé. Au contraire, ils m'ont perdu en chemin, lassée de la multitude d'infos qui volent dans tous les sens, assaillie par un sentiment d'excès, un tourbillon qui éparpille malheureusement l'essentiel . Même l'histoire d'amour sous-jacente m'a laissé de glace...
 
Les rues de Barcelone sont différentes, plus sombres, moins mystiques que dans Marina ce qui m'a donné une vision encore autre de cette ville dont je rêve. C'est ce qui m'a le plus plu dans ces 2 romans, cette plongée dans une ville qui semble chère au cœur de l'auteur.
 
Ce que je retiens, c'est que l'auteur est assez doué pour créer une ambiance perturbante, qui fait frissonner. Il sait également partager, transmettre la passion qu'il nourrit à l'égard des livres. David écrit comme il respire, respecte les livres comme s'ils étaient des êtres vivants, capables de le faire vibrer, capables de le faire rêver, capables de combler bien des manques. Il serait prêt à tout pour venir en aide à ces objets qui l'ont sauvé d'une vie de dérive. Cet attachement va l'amener à signer un pacte un peu particulier, un pacte qui va avoir des conséquences dramatiques pour lui et ses proches.
 
Le sujet semblait prometteur et plutôt intéressant mais je pense que l'excès qui entoure les personnages noie totalement les qualités de ce roman à côté duquel je suis malheureusement passée...
 
 

dimanche 2 juin 2013

Le fils de Michel Rostain

 
 
Michel Rostain a obtenu pour ce livre le Goncours du premier roman 2011. De quoi éveiller ma curiosité. Le propos de son écrit est relativement lourd puisqu'il traite du deuil d'un père, probablement la plus inadmissible et illogique des pertes. La façon dont il partage son chagrin sort des sentiers battus. Il choisit de parler au nom de son fils, de voir ce deuil avec les yeux du disparu. Les souvenirs communs, les quelques jours précédents le drame et surtout l'après, le douloureux, l'insurmontable. On pourrait penser impudeur, crier au voyeurisme...Mais cette idée à contre-courant, ces maux transposés dans les mots d'un autre permettent de plonger différemment dans cette histoire de chemins qui se séparent. L'auteur emporte son fils avec lui, dans chacun des instants qui succèdent à sa mort. Il est présent, veille ses parents, les couve du regard.
 
L'ensemble est bien tourné, l'écriture est agréable et le livre se lit plutôt rapidement. On assiste à de l'intime. A du vrai. Et pour moi qui suis une hypersensible de naissance, j appréhendais le jaillissement de larmes intempestives. C'était presque une évidence. Et pourtant non, pas une n'a coulé. Etonnant!
 
Pourquoi n'ai-je pas été touchée par la tristesse et l'injustice de ce décès précoce? Probablement parce que je ne suis pas mère et j'ai donc du mal à imaginer à quelles folies, à quelles extrémités peuvent en arriver des parents qui perdent un enfant. Je me suis sentie mal à l'aise, tellement peu à ma place dans cette lecture, dans ces élans d'amour, dans ces mouvements de vie obsessionnels. Que ce soient les funérailles qui se sont transformés en un élan farfelu et macabre, les photos qu'il touche et retouche, agrandit et transforme jusqu'à en perdre le souffle ou ce voyage initiatique à l'écoute des signes de l'au delà, tout cela m'a perdu en route. Non pas que je ne sois pas touchée par cette blessure sans nom mais les moyens avec lesquels ils l'ont géré, des moyens qui sont propres à chacun et que je respecte totalement, m'ont distancié du chagrin que ce père partageait et dont je n'ai probablement pas compris l'ampleur...
 
Que cela ne vous décourage surtout pas! Chacun a une sensibilité différente et j'avoue regretter ne pas avoir suffisamment été bouleversée au sortir de cette lecture qui avait absolument tout pour toucher...

jeudi 9 mai 2013

La cerise sur le gâteau de Jeanne Ray

Comme d'habitude j'erre dans les allées tapissées de livres de ma médiathèque. J'explore, je fouine, je cherche. Quel auteur, quelle couverture, quel titre me parlera. Souvent le fruit d'un grand hasard, je fais autant de jolies découvertes que de lectures désastreuses. Mais je persévère.

Pour la cerise sur le gâteau, c'est le titre qui m'a interpelé et le résumé a achevé de me convaincre. Un livre sur les gâteaux c était forcément fait pour moi :p

L'histoire est de prime abord assez simple. Une femme dont la famille se retrouve précipitée dans un chaos assez perturbant se voit contrainte de revoir ses plans d'avenir. Entre un mari au chômage du jour au lendemain, une mère qui a élu domicile chez elle suite à un cambriolage qui l'a traumatisé et un père qui se retrouve les 2 bras dans le plâtre après un accident, elle se retrouve au milieu d'une configuration familiale et dans un quotidien qui est source d'angoisse et qui l'oblige à réfléchir.

Pour s'évader et venir à bout de son stress, elle a une méthode bien à elle. Au lieu de s'imaginer au milieu d'un lieu paradisiaque qui lui permettrait de se projeter loin de ses soucis, c est au creux d'un gâteau qu'elle trouve son réconfort. Un gâteau moelleux, un cocon qui réussit à coup sûr à l'apaiser.
Voilà donc le point de départ de ce roman de Jeanne Ray. Le livre parle en long, en large et en travers de cuisine et surtout de pâtisserie. Il est certain qu'au fur et à mesure de la lecture on ne peut qu'avoir l'eau à la bouche. Elle décrit des gâteaux qui ont l'air simplement somptueux et ce qui n'est pas négligeable nous fournit chaque recette à la fin du roman.

C'est bien écrit et souvent drôle (les parents qui se tirent dans les pattes et ne se supportent pas sont sujets à bien des situations cocasses).

Ce qui est plutôt sympa c est que finalement ces gâteaux qui lui permettent d'apaiser ses tensions vont sauver sa famille de manière assez originale. Ruth, la femme au foyer qui porte sa famille à bras le corps va trouver dans la patisserie la solution à bien des problèmes et pas seulement aux siens. Le gâteau est donc central dans l'intrigue, presqu'à l'instar d'un vrai personnage et devient un petit miracle pour chacun. En refermant ce livre, je n'ai plus qu'une envie: sortir farine, sucre, oeufs et chocolat pour réaliser un tas de petits délices sucrés.

Une lecture rapide et sympathique qui change un peu des thèmes habituels.


dimanche 5 mai 2013

Demain de Guillaume Musso

Après la déception du dernier roman de Guillaume Musso, j'appréhendais un peu celui là. Les premières pages semblaient me donner raison. Non pas que le style soit mauvais, au contraire. Musso sait sans conteste manier les mots et le suspens. Mais cette espèce de parallèle temporel me rappelait le film Entre 2 rives et j'avais du mal à voir une quelconque originalité à l'intrigue.

Mais c'était sans compter sur les mécanismes insondables de Monsieur Musso qui a véritablement tiré son épingle du jeu. Ce livre est donc vraiment bien ficelé. Il se dévore tellement le suspens est bien entretenu. Avec une année de différence entre eux, Matt et Emma vont entrer en contact par le biais d'un ordinateur. Les effluves de surnaturel n'empêchent pas la sauce de prendre bien au contraire. Tous les ingrédients sont réunis pour nous tenir en haleine et nous faire nous interroger sur l'endroit où veut nous amener l'auteur.

Il serait compliqué d'en dire plus sur ce roman sans dévoiler l'essence même qui l'habite. C'est fin, c'est fluide et c'est rythmé. Les personnages sont sombres, torturés et complexes. Les émotions passent et surtout la surprise, l'inattendu apporte une saveur étonnante à l'ensemble.

J'ai eu plaisir de retrouver le Guillaume Musso qui a su me séduire au fil de ses déjà nombreux succès. Et même si le précédent m'avait laissé sur ma faim, il a vite su redresser la barre et rebondir pour le bonheur de ses très nombreux lecteurs. Pour le mien, c'est certain. Même si vous n'êtes pas adeptes du genre, ne vous laissez pas influencer par les étiquettes et ouvrez sans hésiter les portes d'une intrigue fantastique et haletante!




jeudi 2 mai 2013

Le dernier pour la route-Chronique d'un divorce avec l'alcool d'Hervé Chabalier

 
 
Le film m'ayant profondément bouleversé, j'étais curieuse de voir s'il était fidèle au témoignage auto-biographique d'Herve Chabalier. Il y a quelques dérives, des personnages un peu plus approfondis dans le film ce qui semble plutôt logique. Les états d'âme d'Hervé qui prennent des pages et des pages sont habilement condensés et surtout magistralement interprêtés par François Cluzet.
 
Je me souviens particulièrement d'une scène qui m'avait traumatisé. La mort d'un des curistes suite à l'explosion d'une varice oesophagienne, cette mort mise en image et en "mouvement" m'avait permis de vivre les derniers instants de mon père, mort du même vice, solitaire dans cette fin violente.
Il est impressionnant de voir à quel point le réalisateur a su retranscrire au plus proche ce qui n'apparait pas dans le livre.
 
Le livre comme le film parlent de combat, de maladie et surtout d'incurabilité. Pour l'entourage d'alcooliques, je trouve çà essentiel de pouvoir se déculpabiliser et surtout de comprendre ce mal qui ronge ces personnes qui nous sont chères.
 
Tout comme j'imagine que cette thérapie par les mots, ce partage de ses souffrances et de ses doutes ont été salvateurs pour l'auteur.
 
Quoiqu'il en soit, le film m'a davantage touché mais le livre a plus intimement révélé.
 
Et je retiens ce crédo sans cesse répété tout le long de cette cure de désintoxication:
"Mon dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d'en connaître la différence" qui est une profonde philosophie de vie que nous devrions tous appliquer!
 

jeudi 28 mars 2013

Mauvaise fille de Justine Lévy

Je n'avais pas vraiment apprécié le film réalisé par Patrick Mille que je trouvais confus malgré la rayonnante Izia Higelin qui portait très bien la Louise de l'histoire. Pourtant, les conseils et l'enthousiasme de ma belle-soeur en pleine lecture du livre de Justine Lévy ont titillé ma curiosité et je me suis plongée dans ce "roman" qui se dévore d'une traite. Louise, l'héroine de ce roman tendance autobiographique, est la mauvaise fille. Celle d'une mère enfant, d'une mère dont elle prend le rôle. Elle devient ce qu'on appelle une enfant thérapeute, une enfant pas vraiment enfant, adulte avant l'heure. Elle met l'accent sur la complexité des relations mère-fille et la culpabilité que parfois elles engendrent. On est tenus d'aimer ses parents, envers et contre tout, malgré les maltraitances, malgré les défaillances et malgré les blessures. Comme si on leur devait quelque chose...La vie probablement!
 
Ce livre est beau, touchant et joliment écrit. Au moment où Louise s'apprête à devenir maman, la sienne s'éteint, rongée par un cancer. Porter la vie dans ces conditions n'est pas évident. Dire adieu et accueillir, une ambivalence compliquée à gérer. J'ai trouvé dans le récit de Justine Lévy une émotion qu'il m'a manqué dans le film. Les sentiments et les failles transparaissent différement et plus puissamment par écrit.
 
Le style est bon, fluide et agréable à lire. Et cette histoire, triste réalité, douloureuse confession, interpelle, bouleverse et parle vraiment...
 
 

mercredi 13 mars 2013

J'aurais voulu être le fils de quelqu'un de Frédéric Deban

 
 
Frédéric Deban, c'est le bad guy des Coeurs Brûlés, la série estivale qui m'a le plus marqué. C'est aussi Grégory Lacroix, le marin rebelle de Sous le Soleil. Autant dire que son visage me "berce" depuis l'adolescence! Mais ce qui m'a donné envie de le lire, ce sont ces quelques mots en petits caractères: Chronique d'un abandon. L'abandon, sujet douloureux et qui me parle tellement. Cette peur permanente, tapie dans l'ombre.
 
Je me suis donc décidée à me plonger dans cette histoire aux allures de drame. Etre déposé devant une grande porte rouge, voir s'éloigner une mère qui ne veut plus, ne se sent plus capable...4 ans et déjà un fardeau si lourd à porter!Difficile de se sentir aimable, par quiconque, si celle qui est censée ne pas faillir, celle dont l'amour ne peut être qu'inconditionnel ne parvient pas à nous aimer. Les blessures sont profondes et on le ressent tout au long du livre.
 
Honnêtement, ce livre est TRES, TRES bien écrit. Les tournures de phrases, les jeux de mots, les métaphores, je suis impressionnée par une telle qualité d'écriture. S'il a vraiment posé son histoire lui même, il devrait songer à se reconvertir parce qu'il a un style vraiment enlevé et abouti!
 
Il passe de sa petite enfance à ses failles d'aujourd'hui. Un parcours atypique où sa mère reste centrale. Elle est son obsession, le bout de son tunnel, la destination de ses fugues, l'objet d'une indirecte vengeance...Tout tourne autour, l'amour, la haine et le manque éternel, celui qui ne se comblera probablement jamais. Sans faire l'autruche, en toute conscience, il sait qu'il faudra pardonner pour véritablement avancer. Ce livre fait office de thérapie, permet de faire ce à quoi je m'adonne régulièrement, ces mots pour dire ses maux...Ces mots qui soulagent, qui aident, qui posent et qui éclairent. C'est la sensation que ce livre donne: un retour en arrière pour mettre à plat et adoucir, pour pouvoir enfin avancer. Je ne me permettrai pas de juger l'utilité ou la légitimité de rendre publique cette route bosselée. Chacun fait ce qu'il peut avec ses émotions et son histoire. Personnellement, le lire m'a fait réaliser que sans avoir le même vécu ou les mêmes traumatismes, le sentiment d'abandon provoque les mêmes failles et surtout les mêmes dégats indélébiles. Sans avoir dévié ou m'être noyé autant qu'il a pu lui arriver de le faire (on fait toujours ce qu'on peut pour garder la tête hors de l'eau), j'ai vraiment ressenti et partagé sa détresse, ce vide que rien ne peut combler.
 
Je me suis réellement intéressée à ce petit garçon, j'ai mis de côté la figure familière, celle qui occupe parfois mon petit écran et n'ai vu que cette fragilité propre à beaucoup d'entre nous. Cette souffrance échappe aux feux des projecteurs et touche, simplement.
 
C est un livre humain et vraiment bien écrit, une histoire qui pourrait être roman mais qui est sombre réalité. Je ne savais pas en croisant ce regard si bleu, ce sourire si franc, qu'il portait un poids aussi lourd sur ses épaules. Espérons que mettre enfin ses maux en mots lui permettra d'apaiser ses écorchures et de continuer sa route sereinement...
 

lundi 11 mars 2013

C est Lundi, que lisez-vous?

J'ai une poignée de minutes de retard (étant rentrée plus tard que prévu!) mais je suis sûre que dans certains pays nous sommes encore Lundi et que vous me pardonnerez :)


Vous avez un récapitulatif des blogs participant à ce concept sur







On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :




1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?




2. Que suis-je en train de lire en ce moment?




3. Que vais-je lire ensuite ?





Pour ma part, la semaine dernière j'ai lu:
 
J'aurais voulu être le fils de quelqu'un de Frédéric Deban et Mauvaise fille de Justine Lévy
(dont les critiques sont à venir sur le blog prochainement!)
 




 
En ce moment, je lis:
 
Guérir son enfant intérieur  de Moussa Nabati
(j'ai repris mes lectures psycho!)
 
 
Et ensuite j'enchainerai avec:
Le dernier pour la route d' Hervé Chabalier
(le film m avait énormément touché et j espère que le livre sera dans la même lignée)
 
Marina de Carlos Ruiz Zafon
 
 
Et vous en ce moment vous lisez quoi?

jeudi 28 février 2013

Mes rêves, mes passions, mes espoirs d'Elodie Gossuin

 
 
Je suis très friande de biographies, de la plus futile à la plus historique (je ne me lasse pas de relire celles de Rimbaud ou de Marie Antoinette), j'aime découvrir le vécu des gens, des personnalités (et pas que), des gens qui ont marqué l'Histoire (ou les pages people de Voici!). Je suis tombée par hasard dans les rayons de ma très fournie médiathèque sur plus qu'une biographie, une autobiographie (incomplète forcément) de la très belle ex-Miss France Elodie Gossuin.
 
Je ne suis pas non plus à proprement parlé une fan absolue de l'élection qui sacre chaque année la plus belle de nos françaises tout comme je n'ai pas rêvé petite de réaliser ce genre de rêve de princesse (enfin je n'ai pas non plus le physique de l'emploi). Il y a pourtant dans la longue histoire de cette tradition ancestrale quelques Miss pour lesquelles j'ai eu un coup de coeur. Je pense notamment à Sophie Thalmann (la Miss de ma Lorraine natale évidemment) ou plus récemment à Delphine Wespiser qui ressemblait à une vraie héroïne Disney. Et puis il y a Elodie Gossuin, celle qui perdure et donc le sourire continue d'illuminer les petits écrans.
 
Qui mieux qu'elle pouvait dire au plus juste tout ce que cette aventure a apporté à son quotidien? C est ce qui m'a plu dans ses rêves, ses passions et ses espoirs. Pas simplement une description en règle de la vie d'une Miss, de ses foires agricoles, de ses sourires figés pendant d'interminables festivités. C est un peu l'image que j'avais de cette année à représenter son vaste pays.
 
Et bien non!On y découvre une petite fille à l'enfance plus qu'heureuse, entourée de personnes essentielles qui vont être sa force pendant son règne. On entrevoit la jeune fille assez naïve qui pense pouvoir mettre sa vie de future infirmière entre parenthèses le temps de quelques semaines d'élection régionale qui devient finalement nationale. Pas le temps de se préparer, d'anticiper ou même simplement d'angoisser. Elle se laisse porter et on le ressent. Privilégier le plaisir, rester fidèle à ses valeurs et profiter de l'instant et surtout de l'expérience!
 
Le tourbillon commence pour celle qui fut la première Miss du 3ème millénaire. Elle explique cette vie de paillettes, le revers de la médaille (et le mal que les rumeurs peuvent faire), son titre de Miss Europe et l'après. Et le chemin jusqu'à la politique . Ce passage en toute honnêteté ne m'a pas intéressé, il sonne comme une tentative de justification, comme un besoin de légitimer. Ce livre a une dizaine d'année, depuis elle a fait ses preuves, je pense, en tant que conseillère régionale. C est probablement quelque chose d'essentiel dans sa vie mais j'ai trouvé ce chapitre pesant, ses positions politiques m'intéressant finalement peu (en tout cas ce n est pas ce dont j'avais envie dans cette lecture). Il s'achève sur sa participation à l'émission de téléréalité "La ferme célébrité" et laisse un goût un peu étrange, cette sensation de précipitation et d'inachevé. Peut être parce qu'il y a eu beaucoup d'autres horizons depuis mais quoiqu'il en soit, je l'imagine parfaitement aujourd'hui, menant une vie conforme à ses rêves de jeunesse, entourée d'animaux et d'une famille indispensable au fin fond de sa Picardie natale.
 
Le livre se lit très vite, l'écriture n est certes pas de la grande littérature mais il en ressort une sincérité et un naturel qu'on devinait déjà et dont on a confirmation.
 
Je sais qu'il y a un espèce de voyeurisme, un filon à exploiter en se dévoilant ainsi mais j'estime que les gens ont besoin de rêver un peu et s'éloigner un peu d'une réalité ordinaire. Rien de bien mal à cela tant que cela reste de la vague curiosité et une distraction éphémère :) Il est plus qu'évident que ce livre comblera (ou plutôt a comblé) les inconditionnels de cette jeune femme qui a parfaitement joué son rôle d'ambassadrice française pendant cette année qui a été un véritable virage dans sa vie...

mardi 26 février 2013

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d' Eric-Emmanuel Schmitt

 
 
Sur les conseils de Lalydo (et aussi parce que jusqu'à maintenant Eric-Emmanuel Schmitt ne m'a jamais déçu), je me suis plongée dans l'histoire de ce fameux Monsieur Ibrahim et du jeune garçon qui partage son quotidien dans ce roman très bien écrit, concis et vraiment rapide à lire. J'ai tendance à fuir les livres à connotation religieuse mais celui-ci permet de l'appréhender différemment. Cette rencontre entre Moïse et Monsieur Ibrahim, le bonheur et la joie qui en découlent, cette lumière que dégage cet "arabe du coin" et qu'il va transmettre à ce garçon à la vie bien grise nous permettent de ressentir de puissantes émotions et finalement d'assister à une seconde naissance pour chacun des 2 personnages.
 
Ce n est pas moralisateur, c est juste frais et la lecture de ce roman fait simplement du BIEN et c est essentiel :)
 
Apparement ce livre a été adapté au théâtre et au cinéma. Par curiosité je vais essayer de voir le film, je sais qu'Oscar et la dame rose n'a pas perdu de son âme en passant sur grand écran mais je crains que celui-ci y perde son essence et sa luminosité.
 
Il fait partie du Cycle de l'invisible dont j ai déjà lu 3 des 6 récits et compte bien me procurer rapidement les 3 manquants :)

C est Lundi, que lisez-vous?

J'ai une poignée de minutes de retard (étant rentrée plus tard que prévu!) mais je suis sûre que dans certains pays nous sommes encore Lundi et que vous me pardonnerez :)
 
Vous avez un récapitulatif des blogs participant à ce concept sur





On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :



1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?



2. Que suis-je en train de lire en ce moment?



3. Que vais-je lire ensuite ?



Pour ma part, la semaine dernière j'ai lu:
 
Les tribulations d'une caissière d' Anna Sam et Par une nuit sans mémoire de Nora Roberts (critique à venir demain si tout va bien mais un peu dégoutée d avoir deviné le nom de l'assassin au bout de 10 pages!)
 


 
En ce moment je lis
 
Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran de Eric-Emmanuel Schmitt (qui est quasiment terminé, qui se lit vite et qui est un vrai régal!)
 
 
Et ensuite j'enchainerai avec
 
Mes rêves, mes passions, mes espoirs d'Elodie Gossuin (je suis assez fan de cette miss france qui est une de mes préférées donc je joue mes curieuses - çà c est l effet je fouine partout dans ma médiathèque)
 
 
Le dernier pour la route d' Hervé Chabalier (le film m avait énormément touché et j espère que le livre sera dans la même lignée)
 
 
Marina de Carlos Ruiz Zafon (le résumé me tentait alors on va tester)