dimanche 29 septembre 2013

Blue Jasmine

 
 
Pas toujours fan de ce que fait Woody Allen, je suis plutôt mitigée par ce Blue Jasmine. Si côté casting, c'est un sans faute, l'ensemble du film m'a néanmoins laissé sceptique.
 
Cate Blanchett est absolument bluffante dans le rôle de cette femme superficielle que la vie vient de salement tacler. Elle qui fût richissime, elle qui avait une position qui lui permettait de prendre de haut le bas peuple voit son univers s'écrouler lorsque son escroc de mari plonge et lui fait tout perdre. Elle se réfugie donc chez sa sœur qui vit une vie "banale" à San Francisco. Pour accentuer les différences de ces 2 sœurs, Allen leur donne des gènes bien distincts puisqu'elles ont été toutes 2 adoptées. La blonde, la brune, on est obligés de comprendre qu'il veut vraiment qu'on prenne conscience d'à quel point elles sont opposées.
 
Jasmine vient encombrer la vie d'apparence bien rangée de sa sœur, criant à l'aide et pourtant elle s'approprie l'espace et efface totalement Ginger. Et même au contraire, c'est cette dernière qui se fond dans le caractère égocentrique et à tendance schizophrénique de Jasmine. Elle disparait pour devenir une pâle copie d'une femme extrêmement antipathique, suffisante et cassante. Qui ne cesse de la rabaisser pour éviter de voir la réalité en face et de se rendre compte à quel point sa vie est pitoyable.
 
La performance de Cate Blanchett est impressionnante. Elle passe de la femme sûre d'elle et brillante à celle qui se détruit à petit feu, boit, se bourre de d'anxiolytiques et parle toute seule, au cours de différents flash back. Flash-backs savamment distillés puisqu'ils vont petit à petit nous éclairer sur l'apparition de la bipolarité de Jasmine.
 
J'ai eu la sensation que Woody Allen se reposait sur ses acquis (et sur la prestation exceptionnelle de Cate Blanchett) et ne nous donnait rien de véritablement neuf. On reconnait son cynisme, ses sonorités mais il manque de cette touche d'humour qui lui va si bien. Il m'a laissé sur ma faim probablement à cause de l'héroïne qui m'a paru détestable et que rien n'est parvenu à rendre un tantinet humaine. Je suis donc restée en retrait face à cette déchéance pré-programmée. Même si Woody nous guide parfaitement, même s'il sait exactement où il veut nous amener, j'ai joué les réfractaires et n'ai pas voulu prendre cette voie qui ne me parlait pas...
 
Je m'attendais sincèrement à être emballée par ce film très psychologique et très soigné mais sans m'être profondément ennuyée, il m'a manqué quelque chose pour m'intéresser un peu plus à ces personnages qui n'ont su réellement capter mon attention!
 
 

lundi 23 septembre 2013

Revenge

 
 
Amanda Clarke n'a qu'une obsession: venger l'humiliation, le calvaire et la mort de son père. Pour ce faire, elle (é)change d'identité et devient Emilie Thorne. Et elle revient anonymement dans la ville qui a abrité sa petite enfance.

 

Son destin est lié à celui d'une des plus grandes familles des Hamptons, les Grayson. Et elle compte bien leur faire payer sa jeunesse brisée et les traumatismes qu'elle a enduré.

On a bien envie de lui dire que sa quête effrénée risque de causer beaucoup de dommages collatéraux dans sa propre vie et dans celle de ceux qu'elle aime. Qu'il faut qu'elle pardonne pour pouvoir se reconstruire et ne pas se perdre en route. Malgré tout, on comprend ce besoin de réparer. Surtout que sa vendetta a été minutieusement fomentée. Elle ne laisse rien au hasard. Chacune de ses rencontres, chacune de ses actions tend vers cette mission implacable. Et sa manière de détruire un à un tous ses ennemis est vraiment subtile et habilement mise en œuvre. Bien évidemment, elle a les bonnes cartes dans sa manche, par exemple Nolan le super geek qui fait des miracles technologiquement parlant ou encore une formation intensive d'arts martiaux avec un grand maitre (là j'avoue que la petite blondinette qui combat çà a du mal à me paraitre crédible!).
 
 
Pendant la première saison, j'ai eu quelques doutes. Prête à tout pour arriver à ses fins, elle s'attaque à Daniel, le fils Grayson. Le pauvre est tout mignon, tout gentillet et on a de la peine pour lui. Mais heureusement au fil des épisodes il révèle sa vraie nature et on se retrouve à nouveau du côté d'Emilie/Amanda.
 
La seconde saison est moins axée sur la vengeance, elle se focalise sur les différentes histoires d'amour des personnages et Emilie perd de sa niaque, de sa détermination. Ses sentiments prennent le dessus ce qui la rend plus humaine mais ce qui ralentit l'intrigue initiale. Toutefois le final est explosif et ne donne qu'une envie, que la nouvelle saison commence!
 
Si vous cherchez une série un peu différente, avec un scénario bien ficelé, n'hésitez pas à découvrir Revenge!





dimanche 22 septembre 2013

2 Broke Girls, une série savoureuse et hilarante

 
 
Voilà une série que j'ai découverte par un total hasard! Et le hasard a plus que bien fait les choses. Je pense que c est véritablement la série la plus savoureuse que j'ai jamais regardé humoristiquement parlant. Des répliques cinglantes, piquantes, sans langue de bois et surtout sans les tabous et les censures que la bienséance télévisée suppose. Et qu'est-ce que çà fait du bien :)
 
 
Ces 2 broke girls, ce sont Max et Caroline, 2 jeunes femmes que la vie n'a pas épargné. Mais ce sont surtout 2 jeunes femmes qui viennent de mondes diamétralement opposés. Max est serveuse et a grandi dans les quartiers populaires new yorkais. Quant à Caroline, elle est issue d'une famille extrêmement riche. Jusqu'au jour où...Son père, suite à des fraudes, perd sa fortune et est envoyé directement à la case prison. Il va falloir, pour Caroline, assumer la honte qui pèse sur ses épaules et sa toute nouvelle condition de pauvresse. Malgré son caractère trempé et son ironie permanente, Max va lui tendre la main et la prendre sous son aile. Caroline devient alors sa collègue dans un restaurant de Brooklyn ainsi que sa colocataire. Les situations cocasses et rocambolesques ne manqueront pas.
 
 
Ce qui est d'autant plus sympathique dans cette série c'est que les rôles secondaires sont aussi hilarants. Que çà soit Han Lee, le patron du restaurant, Oleg le cuistot pervers ou encore Sophie la voisine complètement déjantée, aucun n'est en reste et tous servent parfaitement le ping-pong verbal qu'entretiennent Caroline et Max.
 
 
Max a une spécialité: les cupcakes. Pas un jour sans qu'elle n'en fasse une fournée. Les 2 filles fauchées vont donc trouver projet commun à savoir ouvrir une boutique de cupcakes. Sauf que pour ce faire, il leur faut un budget de 250 000 dollars. Ce qui fait l'originalité de cette série c'est qu'à la fin de chaque épisode, nous est donnée la cagnotte qui s'accumule pour la réalisation de leur rêve. Elles sont prêtes à tout pour atteindre leur objectif et engranger le moindre dollar ce qui donne lieu à des scènes à mourir de rire.
 
 
Un conseil s'impose: cette série ne se regarde qu'en VO. L'intérêt réside vraiment dans les dialogues et surtout dans les jeux de mots qui ne fonctionnent réellement qu'en Anglais. Et puis Kat Dennings est tellement excellentissime que sa gouaille, son mordant, sa pétillance s'apprécient davantage sans doublage.
 
Vous l'aurez compris, cette série en format sitcom (donc courte) est un pur régal, un moment réjouissant que j'ai hâte de retrouver pour la 3ème saison qui commence ce 24 Septembre!
 




 

jeudi 19 septembre 2013

Pretty little liars

 
 
Pretty Little Liars, la série qui va mettre vos nerfs à rude épreuve. Les jolies petites menteuses sont 4 adolescentes qui forment une bande d'amies fragilisée par la disparition du 5ème larron de cette bande. Alison a disparu depuis 1 an quand la série débute. Aria, Hanna, Spencer et Emily se sont éloignées suite à ce drame. Le retour d'Aria va marquer leurs retrouvailles mais surtout l'apparition de A.
 
 
Cette lettre va devenir notre obsession autant que celles des filles. A, un anonyme pas vraiment bienveillant. Qui les arrose de messages souvent menaçants. Qui surveille, espionne et terrifie. Mais qui est A? C est ce sur quoi toute la série repose. A chaque fois qu'on pense avoir trouvé la réponse, tout est remis en question. Cela ne peut pas être si simple. Apparemment, nous ne saurons qui il ou elle est qu'à la toute fin de la série. A n'agit pas en solo. Il a toute une armée derrière lui. De ceux dont on ne s'attend pas. Voilà tout l'intérêt: A peut être n'importe qui, tout comme n'importe qui peut faire partie de sa team. Même nos 4 prétendues victimes, pourquoi pas?
 
Un tas de secrets vont être mis à jour au fur et à mesure que l'intrigue avance. De rebondissements en rebondissements, des choses s'éclairent et d'autres s'assombrissent. Evidemment, on se demande comment c'est possible d'accumuler autant de secrets et de tragédies dans une seule et même petite ville et même dans une seule vie. Mais bon pour pouvoir tenir 4 saisons, il faut bien qu'il arrive un tas de malheurs à tout le monde (comme dans toutes les séries!).
 
Je dois avouer que j'ai eu du mal à entrer dans la série au départ. Les premiers épisodes sont un peu trop édulcorés. Cela se corse heureusement par la suite et cela m'a permis d'adhérer à PLL qui s'adresse tout de même à un public majoritairement féminin (et assez jeune mais j'assume!). De même l'âge des comédiens du casting manque un peu de crédibilité. Jouer des adolescentes à 25 ans passés, çà n'est pas donné à tout le monde. Mais on s'habitue :)
 
 
Et une fois qu'on entre dedans, il est compliqué de décrocher tant que l'identité du mystérieux maître chanteur n'est pas révélée. Et au bout de 4 saisons, il est toujours aussi difficile de trouver suffisamment d'indices pour avoir des certitudes. La série étant issue de romans, on pourrait penser qu'en les lisant, on pourra s'épargner l'impatience et l'attente d'une issue potentielle mais ce n'est même pas le cas puisque les scénaristes se sont permis de prendre des libertés et vont choisir leur propre A. Espérons seulement que la série n'aura pas 9 saisons comme How I met your mother parce que je pense que çà peut devenir extrêmement frustrant et surtout cela risque de s'embourber dans des considérations inutiles...
 
PS: à mi saison, on vient de découvrir un nouveau membre de la Team A, à savoir mon chouchou (non je ne vous dirai pas qui c'est!) et çà, çà me déprime franchement (enfin bien évidemment dans la juste mesure d'une déprime provoquée par une série!)
 


 
 
 

mercredi 18 septembre 2013

Pizza surprise

Cà y est je me suis enfin lancée dans la confection de la pâte à pizza. Et finalement c est vraiment simple à faire. Et çà permet d'avoir un panel de possibilités presqu'infini. Une fois que j'ai maîtrisé la recette de base, j'ai pu commencer à faire des tests qui ont remporté un franc succès. Pour cette pizza surprise, j'ai aromatisé la pâte au basilic et surtout j'ai garni la croute de mozzarella. L'effet à la dégustation est vraiment top et gourmand!

 
Ingrédients:
 
400 g de farine
2 cuillères à café de sel
1 sachet de levure boulangère
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
25 cl d'eau tiède
environ 100 g de farine pour travailler la pâte
Basilic
1 boule de mozzarella
Garnitures

 
Dans un saladier, mettez la farine, la levure de boulanger et l'huile d'olive. Ajoutez-y l'eau tiède (40°c) et malaxez. Une fois que la pâte commence à prendre, mettez le sel. Et ajoutez de la farine si la pâte colle un peu. Pétrissez au moins 5 minutes.
 
Laissez reposer dans le saladier recouvert d'un torchon humide pendant une heure. Cela monte mieux près d'une source de chaleur.
 
Au bout d'une heure, ajoutez le basilic finement ciselé. Pétrissez à nouveau.
 
Faites préchauffer le four à 180°C.
 
Farinez votre plan de travail. Etalez votre pâte assez finement à l'aide d'un rouleau à patisserie.
Une fois votre pâte étalée, mettez de fines bandes de mozzarella tout le long des bords en laissant un cm. Recouvrez la mozzarella avec ce fameux cm et collez avec un peu d'eau.
 
Vous pouvez maintenant garnir comme vous le souhaitez. Pour ma part, jambon, champignon, chèvre frais, sauce tomate, poivrons, courgettes et mozzarella.
 
Enfournez 20mns.
 
Dégustez avec une bonne salade verte.
 


 

mardi 17 septembre 2013

Jimmy P (Psychothérapie d'un Indien des Plaines)

 
 
Tiré d'un livre et surtout d'une histoire vraie, Jimmy P. met en scène un Indien (étonnant, non?), blessé durant la guerre et qui souffre depuis de graves troubles tels que de violentes migraines et des troubles de la vision et de l'audition. Dans le but d'enfin se débarrasser de ces maux qui le handicapent, il se rend dans un hôpital militaire qui lui fait la batterie d'examens nécessaires à l'établissement d'un diagnostic. Pourtant aucune pathologie avérée. Le raccourci est tout de suite fait et il est parqué parmi les schizophrènes.
 
Jusqu'au jour où on appelle un anthropologue passionné de culture indienne qui va petit à petit réussir à trouver l'origine de ses douleurs.
 
Nous voici en plein cœur de ce qu'on appelle la somatisation. Pas de causes physiques et pourtant une douleur réelle et sérieuse. Il va falloir à Jimmy un long chemin au cœur de son inconscient et de ses blessures intérieures pour réussir à en venir à bout. Il va falloir surtout cette amitié et cette confiance qui vont naitre entre les 2 hommes et qui vont l'aider à se livrer et surtout à se faire face à lui-même.
 
En soi, le sujet est passionnant. Toutes ces réponses inattendues mais qui semblent une fois émises, d'une logique implacable. Ce cheminement progressif est on ne peut plus intéressant. Malgré tout, Arnaud Desplechin, en voulant donner trop de détails périphériques, fait traîner les choses en longueur et perd le spectateur. Arrive un moment où il parvient à le raccrocher mais peut être un peu tard. En écrémant un peu, il aurait pu rendre le film nettement plus captivant.
 
J'ai eu un peu de mal avec les accents de Bénicio Del Toro et Mathieu Almaric que je ne comprenais souvent qu'après lecture des sous-titres. C est voulu puisque Bénicio campe cet indien flegmatique à l'accent certain et qu'Almaric interprêtant un hongrois devenu français et qui plus est est assez exubérant, a une diction vraiment particulière. Quoiqu'il en soit, le casting est pertinent et heureusement puisque tout tourne autour de cette relation unique et enrichissante pour l'un comme pour l'autre. Je serai curieuse de lire le livre de Georges Devereux et le détail des 85 séances qu'ont demandé cette guérison inespérée.
 
Quoiqu'il en soit, c est un film frustrant parce qu'au potentiel énorme mais qui est assez inégal et présente des défauts de réalisation qui auraient pu être évités!
 
 

lundi 16 septembre 2013

Hart of dixie

 
 
Enfin à jour dans mes critiques ciné, je vais pouvoir m'attaquer aux séries, aux bouquins et à mes recettes! Il était temps!
 
 
Je vais commencer par vous parler d'Hart of Dixie, série que j'ai découvert il y a quelques mois même si elle a déjà 2 et bientôt 3 saisons à son actif.
 
 
Zoe Hart a de l'ambition et souhaite suivre les traces de son père et devenir un grand chirurgien. Sauf qu'avant d'en arriver là, elle se voit contrainte de partir exercer comme généraliste pour pouvoir être admise dans la spécialité à laquelle elle rêve. Cà tombe bien, il y a quelques années, un vieux médecin de campagne était venu lui proposer de devenir associée dans son cabinet. A l'époque, l'idée l'avait amusé tellement elle lui paraissait extravagante mais aujourd'hui elle n'a plus vraiment le choix! Voilà donc cette New-Yorkaise dans l'âme qui débarque dans un village typique où tous les habitants se connaissent et où les commérages vont bon train. Tout un programme!
 
S'ensuivent les tribulations de la jolie Zoe qui fait chavirer quelques cœurs mais qui se trouvent aussi quelques virulents ennemis. De quoi mettre du piment dans les 2 premières saisons et dans celle qui arrive. Ce qui est sympathique dans cette série, c'est l'ambiance qui s'en dégage, cette petite ville d'amérique profonde avec ses robes vintage et les évènements traditionnels qui l'animent à longueur de temps. On y fête les matchs sportifs autant que l'arrivée du printemps ou encore l'élection de Miss Pomme Cannelle , tout est prétexte à se réunir, à faire la fête et par la même à régler ses comptes.
 
 
Les personnages sont sympathiques. Zoe vogue entre Wade, le rebelle et Georges l'homme parfait sans le moindre pli à sa chemise. Elle devient amie avec Lavon, le maire et également son voisin et surtout se met à dos la famille Breeland dont le père, son associé, rêverait de devenir l'unique propriétaire du cabinet et dont la fille, la perfide Lemon est fiancée au fameux Georges qui n'est pas insensible aux charmes de la belle arrivante. De quoi donner lieu à une multitude d'imbroglios parfois comiques et parfois plus tragiques.
 
Il s'agit vraiment d'une série fraîche et légère, qui fait du bien, qui évite des cogitations excessives, qui nous attache à des caractères différents...Un vrai plaisir de plonger dans la vie en Alabama et de la découvrir en même temps que l'héroïne qui va beaucoup amuser téléspectateurs et habitants de Bluebell tellement elle semble perdue et en terre inconnue. Une série que je vous invite à découvrir si une escale dans le Sud américain vous tente :)
 


 

dimanche 15 septembre 2013

Grand départ de Nicolas Mercier

 
 
Je ne sais pas si c'est parce que les relations père-fils ne me parlent pas spécialement (pourtant çà pourrait être facilement transposable aux relations mère-fille) mais j'ai eu un peu de mal à m'attacher aux 3 personnages centraux de ce film. Il faut dire que je ne suis pas une grande fan d'Eddy Mitchell (qui joue ici un père plutôt antipathique et souffrant d'une maladie proche d'Alzheimer). Jérémy Elkaïm et Pio Marmai s'en sortent bien, l'un dans le rôle d'un homo qui surjoue et qui pourtant cache de sérieuses failles et l'autre un bien dans le rang, d'une normalité qui afflige sa famille. Ils font correctement ce pour quoi ils sont payés, malheureusement çà ne suffit pas pour être touchée par leurs dérives.
 
Envers et contre tout, Romain (le totalement normal) va tenter de maintenir à flot sa vie en jonglant entre toutes ses responsabilités (professionnelles et familiales). Ce qui s'avère tellement compliqué qu'il va bien évidemment falloir qu'il remette en question tous ses schémas de fonctionnement habituels. Les personnages secondaires le sont tellement qu'ils en deviennent transparents.
 
J'ai eu du mal à cerner où voulait nous emmener le réalisateur. Comme s'il manquait quelque chose pour que la boucle soit bouclée. Le film dure moins d'une heure et demie et il aurait peut être été intéressant de creuser un peu plus, d'affiner certains personnages ou d'approfondir certaines situations.
 
Cela avait de prime abord l'étoffe d'un film touchant et réfléchi mais il se perd en chemin et ne parvient pas à atteindre son but et à convaincre le spectateur. Ce qui est bien dommage puisque le casting aurait largement eu les moyens de rendre ce film tout simplement sublime.
 
Je ne pourrai pas dire que j'ai détesté ce film tout comme je ne pourrai pas dire que je l'ai aimé. Comme un sentiment de frustration pour ce qu'il aurait pu être...
 
 

jeudi 12 septembre 2013

White House Down

 
 
Oui, je sais, je sais, j'avais bien dit qu'on ne m'y prendrait plus! Mais là, avouez que je n'avais pas trop le choix. Channing Tatum, il est...comment dire...heu...enfin voilà quoi! J'imaginais donc que dans ce genre de films, ses muscles serviraient au mieux sa quête de sauver le monde (ici, le président!), qu'il risquait probablement d'avoir une partie de ses vêtements arrachés par diverses explosions. Alors oui, j'avoue, j'y suis allée avant tout pour prendre soin de mes pupilles :)
 
Une fois encore l'avenir des Etats-Unis (et au fur et à mesure de l'avancée des évènements, du monde entier) est entre les mains d'un homme à qui la chance a du mal à sourire. Un job qui ne le comble pas, une fille qui a du mal à le considérer comme un père et un échec cuisant quelques minutes avant le drame. En gros, le jeune homme n'a pas grand chose à perdre!
 
On est d'accord, l'attaque de la Maison Blanche c est du vu et du revu, les effets spéciaux et le scénario sont loin d'être inoubliables. Sans compter l'ado d'une intelligence et d'une audace suprêmes qui évite le chaos en agitant un drapeau. Je reconnais que c'est un peu excessif, que le spectateur a une légère sensation d'être pris pour un imbécile qu'il n'est pas forcément mais...Et oui il y a un mais!Même si on devine assez rapidement l'identité du vrai méchant, j'ai pris plaisir à voir Channing donner de sa personne, à voir Jamie Foxx incarner un président sans peur et sans reproche. Je ne me suis pas ennuyée, n'ai pas vu le temps passé et ai finalement été sacrément bien diverti. C'est l'essentiel, non?
 
Je comprends aisément que les adeptes des films catastrophes puissent crier au scandale, c'est sûrement loin d'être le meilleur de sa catégorie (même si je ne suis pas experte) mais pour moi, il a fait exactement ce pour quoi j'étais venue: me faire passer un moment agréable :)