dimanche 10 février 2013

Vivement l'avenir de Marine-Sabine Roger

"Dans les maternités, d'après moi,
Il n'y a que des princesses et des princes charmants,
dans les berceaux en plastique.
Pas un seul nouveau-né qui soit découragé,
déçu, triste ou blasé.
Pas un seul qui arrive en se disant:
Plus tard, je bosserai en usine
pour un salaire de misère.
J'aurai une vie de chiotte et ce sera super.
Tra-la-lère."
 
 
Les quelques lignes qui racontent Vivement l'avenir m'ont intrigué. Le fait qu'il s'agisse de l'auteur de la tête en friche que j'avais vu et aimé au cinéma (on va éviter la polémique Depardieu) a fini de me convaincre.
 
Et pourtant les premières pages ont été assez compliquées. J'ai véritablement adoré le style d'écriture de Marie-Sabine Roger, teinté d'humour et de métaphores bien amenées. On se sent vraiment dans ce Nord de la France, au milieu de tous ces clichés qu'on ne saurait ignorer, parmi ces français de classe moyenne qui évoluent dans la grisaille ambiante. Le ton est donné. Le plus difficile est de s'immerger. Le temps d'installer les personnages, de chercher à comprendre où l'auteur veut en venir semble quelque peu longuet. Alex la bohème, nous situe cette vie de précarité, toujours temporaire dans laquelle elle se complait. Cette fois, elle la partage avec Marlène, Bertrand et Roswell, typiquement éteints et sans à venir.
 
Et d'un coup, le style change. Le Elle devient Il. De quoi se mélanger un peu. Jusqu'à ce que l'on comprenne que Cédric a pris le relais. Cédric c est un presque trentenaire, complètement paumé, étouffé par cette vie sans rêves.
 
Et au fur et à mesure que les pages tournent, on assiste à la rencontre de ces 2 vies qui gravitent en parallèle. Et l'ensemble s'anime. Devient plus intéressant. L'intensité du ton compense celle de l'action. Scènes d'un quotidien pesant éclairées par un final paradisiaque. Et vu l'obscur de la quasi totalité de l'intrigue, on s'attend à tout sauf à cette fin qu'on n'osait espérer.
 
Personnellement j ai découvert cet auteur et sa façon d'écrire m'a vraiment bluffé. Des chapitres brefs mais concis. Efficaces et vraiment bien construits. Elle a un talent inné pour éclairer l'inéclairable et ce livre m a donné envie de la lire et la relire tellement j'ai aimé son style fluide et dynamique!

Foccacia aux olives et à la feta

3ème participation à Un tour en cuisine. Toujours un peu compliqué de faire un choix parmi un grand nombre de recettes tentantes!J ai donc fait en fonction de ce que j'avais dans mes placards et j ai fini par trouver la recette qu'il me fallait :)
 
Pour le tour n°221:


1- Le blog sur lequel j'ai pioché ma recette : http://brevesdegourmandise.blogspot.fr/

2- Le blog qui doit tester une de mes recettes : http://danslacuisinedepoussinette.over-blog.com/
 
 
 
 
Pour 6 à 8 personnes, il vous faut...

- 250 gr de farine.
- 1 cuillère à café de sel.
- 150 gr d'olives noires dénoyautées.
- 1 sachet de levure de boulangerie.
- 2 cuillères à café de thym, de basilic, d'herbes de Provence (herbes de provence pour moi)
- 6 cuillères à soupe d'huile d'olive.
- 150 ml d'eau tiède.
- 100 gr de fêta (ou autre fromage de votre choix).


- Verser la farine dans un saladier. Ajouter le sel et la levure de boulangerie : mélanger.
- Progressivement, ajouter l'eau tiède tout en continuant de mélanger.
- Ajouter 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, et pétrir à la main : la pâte doit être homogène, mais rester souple. Si elle colle trop, ajouter un peu de farine.
- Couvrir le saladier d'un linge propre, et laisser reposer la pâte pendant 45 minutes, près d'une source de chaleur.
- Lorsque la pâte est levée, ajouter les olives coupées en deux, et 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, ainsi que les herbes de votre choix.
- Mélanger une dernière fois, et étaler grossièrement la pâte sur la lèche-frite du four, recouverte de papier sulfurisé, ou d'une feuille de cuisson en silicone. Badigeonner la focaccia au pinceau, avec un peu d'huile d'olive, et enfourner à 220 °C (sans préchauffage), en prenant soin de déposer un bol d'eau près de la plaque : la vapeur dégagée va éviter que la pâte ne s'assèche.
- Faire cuire pendant 10 minutes, puis ajouter la fêta en dés, et cuire à nouveau 10 minutes. Servir la focaccia en parts, comme une pizza, accompagné d'une salade, ou détaillée en petits morceaux à grignoter à l'apéro.
 
Recette très sympa (qui effectivement sera probablement refaite avec du chèvre!) Par contre mon four a encore fait des siennes et chauffe un peu trop donc je pense qu'une température un peu moindre l aurait rendu meilleure :)


samedi 9 février 2013

Amitiés sincères

 
 
Encore un film de potes, vais finir par faire une allergie :/ Sauf que celui là je l'ai vraiment aimé. J'imagine que Gérard Lanvin m y a aidé. Il sait toujours choisir les films dans lesquels il joue. Amitiés sincères n échappe pas à la règle. Même s'il y a beaucoup de prévisible, je trouve que ce trio d'amis fonctionne à merveille.
 
Pour une critique plus complète, c est ICI (cstv.fr)
 
 

vendredi 8 février 2013

Cookie

 
 
Cookie est exactement le genre de film qui sans être inoubliable permet l essentiel: de se détendre et de passer un bon moment. Les 2 actrices principales, Virginie Efira et Alice Taglioni illuminent totalement une intrigue qui pourrait de prime abord être tellement rocambolesque qu'on aurait tendance à passer totalement à côté. Rien que pour ce duo, je ne regrette pas de m'être penchée sur le cas Cookie.
 
La critique plus complète est ICI (cstv.fr)
 
 


jeudi 7 février 2013

Pierre Niney, idéal Yves Saint Laurent

Je pense que vous l'aurez tous constaté, j'ai eu un vrai coup de coeur en fin de l'an 2012. Un coup de presque foudre artistique comme il m en arrive peu dans la vie. Un jeune acteur plus que prometteur, aux allures de surdoué, qui jongle habilement et surtout avec une aisance déconcertante entre théâtre et cinéma. Après un Comme des frères révélateur et un Chapeau de paille d'Italie sur une des scènes de la si célèbre Comédie Française (dont il est le plus jeune pensionnaire) où il interprête un plus que lumineux Fadinard, nous allons le retrouver très vite sur les planches dans Phèdre dans le rôle d'Hippolite (le 2 Mars) et dans la foulée aux côtés de la belle Virginie Efira sur grand écran dans le film 20 ans d'écart (le 6 Mars).
 
Vous l'aurez bien compris, 2013 sera l'année Pierre Niney.
 
 
Il est actuellement sur un projet sur le grand Yves Saint Laurent où il campera (avec brio c est plus que certain) l'illustrissime styliste. Ce biopic est réalisé par Jalil Lespert qui a reçu l'aval et les encouragements de Pierre Bergé, le compagnon de Saint Laurent. A leurs dispositions donc tous les élèments nécessaires, les décors et accessoires originaux pour faire de ce film une trace fidèle de la relation passionnée qui unissait les 2 hommes.
 
 
Guillaume Gallienne et Charlotte Lebon donneront la réplique à Pierre Niney et les quelques photos qui circulent déjà sur la toile laissent entrevoir un monument cinématographique à la hauteur de l'homme qu'était YSL.
 
 
Quant au sieur Niney, la tête bien occupée par ce nouveau challenge, je suis sûre qu'il a néanmoins l'esprit qui se ballade un peu et qui songe à ce César du jeune espoir masculin qui, espérons-le, lui reviendra de droit le 22 Février prochain parce qu'il est définitivement ma et, plus généralement, LA révélation de l'année 2012!
 

mercredi 6 février 2013

Alceste à bicyclette

 
 
Les adeptes de Molière ont tous je pense couru voir le film. Pour ceux qui hésitent encore, la performance de Luchini vaut le déplacement. Ce grand homme de théâtre est juste au sommet de son art quand il égraine les vers si connus du misanthrope. Lambert Wilson n est pas en reste et est à la hauteur de ce monstre quasi sacré.
Le film vaut d'être vu pour cet exercice de style un peu particulier. Le reste, l'autour m'a laissé plus perplexe. Les détails sont ICI (cstv.fr)


mardi 5 février 2013

Sans bruit, il Illuminera - Patrick Fiori

Dans ma vie, j'ai eu quelques rares coups de foudre artistiques, de véritables évidences tels que Jonatan Cerrada ou Pierre Niney. D'autres ont conquis mon coeur au fil de leurs albums ou de leurs films comme Guillaume Canet, Jean Dujardin ou Marc Lavoine. Et puis il y a Patrick Fiori. Celui qui n a pas fait comme les autres. Celui qui pourtant aujourd hui compte et illumine.
Je vous parle de lui parce que je suis retournée le voir sur scène il y a quelques jours. Un des rares qui me motivent à aller voir un concert en solo.  J'ai vécu une fois encore un moment incroyable. Mais revenons à ce qui rend cet artiste si différent à mes yeux.
J'ai vaguement découvert Patrick comme tout le monde dans Notre Dame de Paris ,la comédie musicale qui l'a révélé. Je suis un peu passée à côté (honte à moi!). Puis à la radio sur Que tu reviennes. Une mélodie et un titre plutôt sympa. J'ai écouté quelques fois Chrysalide, un de ces albums mais sans que ne se fasse le déclic. Une voix magnifique certes mais j étais à l époque beaucoup plus obispoisé, bruelisé ou addict à Florent Pagny et David Hallyday.
Et puis un jour tout a changé. Enfin une série de jours, une série de moments qui m'ont ouvert les yeux. Ses passages dans les Enfoirés et cette facette qu'il dévoilait, la sympathie qui rayonnait dans son regard. Et puis les quelques émissions de télé où par hasard, il m'est enfin apparu. Une révélation tardive mais tellement essentielle. J'ai aimé Patrick avant d'aimer sa voix. J'ai aimé cet homme et l'énorme coeur qu'il ne pouvait cacher. J'ai aimé sa générosité et les sourires qui illuminaient. J'ai aimé ce qu'il dégageait et qui il était humainement. L'authenticité qui semble émaner de lui m'a tout simplement bouleversé. Et définitivement touchée. J'ai pu alors petit à petit découvrir qu'en plus de son âme vraie, il avait une voix d'une pureté et d'une puissance exceptionnelles. Je me suis donc mise en mode rattrapage et ai découvert ses albums. Ai été sous le charme lors des Enfoirés à Nice. Ai béni une de mes amies Steph qui m'a offert un titre en live par téléphone et suis tombée en amour pour l'instinct masculin que j'ai écouté en boucle et qui n a pas quitté le poste de ma voiture pendant presqu'un an et demi.
Il était donc temps. Temps de ressentir et d'assister à une démonstration de son talent hors norme. Après avoir savouré le concert hommage de Notre Dame de Paris à Bercy (Belle en live Garou/Fiori/Lavoie, que de frissons!) et avoir patienté billet en main plus d'un an, j'ai pris une véritable claque. Jusqu'à ce jour de Galaxie d'Amneville, un seul avait réussi à me toucher autant. Un seul avait fait monter les larmes dans mes yeux. Un seul que personne ne semblait pouvoir à mes yeux égaler.
 Et ce soir là j'ai senti à nouveau la magie opérer. J'ai fermé les yeux et me suis laissée emporter. De la magie, du bonheur et de l'instant gravé. Il a ce pouvoir, rare, de faire oublier l'autour. D'habiter la scène et de capter. "Sans bruit" celle que j'aime plus particulièrement et qui me tire des larmes à quasiment chaque écoute, est un bijou en live. Il est capable de tellement.  J'ai donc choisi de réitérer l expérience avec le même plaisir, la même sensation d'être à l'endroit parfait et de vivre un instant parfait. Et j'ai assisté à 2h d'un show bluffant, il a cette énergie que l'on n'attend pas, il bouge et presque vole, fait vibrer, fédère et a même fait se lever et danser un public d'un âge inattendu. Il amuse aussi, raconte et transporte. Il est Autre, Unique. Il est celui que je n'attendais pas. Celui qui a Su, celui qui Sait et qui Saura toujours...

lundi 4 février 2013

Django Unchained, tarantinesque à souhait

 
 
J'ai mis un peu de temps à aller voir ce film mais il était plus que vital que je le vois en VO. Léonardo en VF çà devient simplement impossible. Celà fait trop d'ombre à son talent hors norme.J'ai donc enfin pu céder à la tentation et tout simplement me régaler avec ce chef d oeuvre tarantinesque!
 
Et pourtant je suis une inculte totale: jamais vu un western de ma vie et n'ai à mon actif qu'un seul et unique Tarantino (Inglorious Bastard) . La bande annonce me faisait plus qu'envie. Ce côté décalé(apparemment propre à Tarantino) et les promesses de ce film me semblaient de très bon augure.
Et effectivement tout y est. Le suspens, l hémoglobine (je dois avouer que j'ai à plusieurs reprises fermé les yeux en fille de base qui ne supporte pas la vue du sang), les rebondissements, rien ne manque.
 
Jamie Foxx et Christoph Waltz forment un duo inattendu mais qui explose totalement l écran. Chasseurs de prime atypiques, ils se révèlent être un tandem de choc, efficace, complice et surtout complètement déjanté. N'oublions pas un Léonardo dont la folie du regard n'a d'égal que son égo démesuré. Je l'ai trouvé simplement parfait dans son rôle de riche blanc qui pratique un esclavage cruel et jouissif et qui semble y trouver un plaisir flagrant accompagné d'un Samuel L Jackson, qui donne autant de frissons que son maitre auquel il est plus que dévoué.
 
L'objectif de base dévie et prend un virage inattendu. L'amour se mêle, l'amour qui ne semble pas etre en général central dans les westerns traditionnels qui paraissent souvent être des histoires de mâles qui se prouvent à eux même qu'ils ont ce qu'il faut de virilité et de testostérone. Les femmes trouveront donc ces moments qui plaisent à leurs coeurs de midinette et seront captivées par cet homme prêt à tout pour retrouver et sauver la femme qu'il aime.
 
Personnellement, et si certains reprochent au film d'être un peu long, j'ai trouvé que ces 2h45 avaient passé à une vitesse incroyable, les aventures de cet homme blanc, respectueux de la condition humaine et plutôt réfléchi et de ce "nègre" qu'on libère enfin, qui retrouve la confiance et la force de faire face m'ont totalement captivé.
 
J'ai vraiment vraiment aimé ce film. Bien loin de mes habitudes mais qui m'a totalement emballé. Tarantino a l'art de surprendre, a la capacité d'en mettre plein les yeux, plus qu'une capacité, un don.
Vous l'aurez compris, ce film est à ne pas rater, il vaut le coup de subir quelques scènes très sanguinolantes. Le casting est d'une perfection rare et la VO est juste inévitable pour apprécier ce chef d oeuvre à sa juste valeur!
 
Voilà donc un vrai nouveau coup de coeur (je ne dirai pas le premier de l'année puisque le monde de Charlie l a précédé).
 
 

Rue Mandar

 
 
J attends toujours avec impatience les films avec Richard Berry. Et autant il y a quelques années, mon impatience était récompensée, autant depuis quelques temps, je suis plutôt déçue par ses choix...
Je suis malgré tout allée voir Rue Mandar dont le sujet me parlait pas mal. Accompagné de Sandrine Kiberlain, il y avait forcément du potentiel.
 
Alors même si Richard et Sandrine brillent et jouent leurs rôles à la perfection, je suis totalement restée sur ma faim. Le film semble long (alors qu'il ne l est pas forcément) et peine à embarquer les gens au coeur de cette famille aux nombreuses failles et fragilisée par la perte d'un être essentiel.
 
Si vous voulez un peu plus de détails, vous pourrez lire ma critique complète ICI (cstv.fr)