jeudi 9 janvier 2014

The immigrant de James Gray



Je croise souvent des affiches qui me donnent envie. Un nom, une couleur, un simple détail suffit à m'entraîner dans les salles obscures. Quand j'ai vu Marion Cotillard sur l'affiche de The immigrant, la seule chose que j'ai pu deviner c est que çà devait être elle l'immigrante. Et je dois dire que j'ai été plus qu'agréablement surprise par ce film dont je ne savais rien.


Fraîchement débarquée aux Etats-Unis, Awa se voit séparer de sa sœur qui se retrouve parquée en quarantaine dans un hôpital pour cause de tuberculose. Awa doit donc faire face seule à cette pseudo terre d'accueil qui lui est complètement inconnue. Un homme vient alors à sa rescousse! Naïve que je suis, j'ai mis un moment à deviner les intentions de cet "honnête" homme.


Bruno va l'entraîner dans les sombres tréfonds de la prostitution. Pour sauver sa sœur, elle est prête à tout même à vendre son âme au diable. Diable qui se laisse attendrir par la pureté que dégage sa belle en détresse.


James Gray distille savamment les ingrédients qui feront de cette histoire une réussite. Visuellement déjà, le New York de l'époque est sublime. On est happé dans une ville différente et on se prend vite au jeu. Les acteurs sont également parfaitement à leurs places. Joaquim Phoenix (que je n'apprécie pas toujours) est excellent en proxénète qui va se découvrir une âme et surtout un cœur. Marion Cotillard en femme fragile et déterminée, illumine l'écran et l'intrigue. Les relations qui y sont dépeintes sont complexes et captivantes. Et la scène finale est juste une petite merveille...


James Gray m'a véritablement transporté dans cette ambiance si particulière des années 20. Mon seul regret: avoir vu le film en VF (je maudis parfois la vie en province!). Je lance un appel désespéré aux doubleurs: s'il vous plait, arrêtez de coller des vieux accents complètement pitoyables sous prétexte de forcer le trait et de souligner les différences ethniques et linguistiques entre les différents personnages. Marion Cotillard avec un accent polonais et un roulage de "R" ridicule gâcherait presque le film!


2 commentaires:

  1. J'ai revu Two Lovers récemment, une très belle histoire et j'adore Joaquin Phoenix. Mais celui-ci, bizarrement, ne m'a pas du tout tentée !

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    1. J avais beaucoup aimé Two Lovers aussi! Peut être que tu auras un jour l occas de le voir à la télé :)

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